

Je suis à l’Office du tourisme de Höfn, première fois avec la pluie qu’on prend le temps de s’enfermer pour mettre à jour ce blog, avec Internet gratuit comme visiblement souvent par ici.
La dernière fois, j’ai oublié de mettre la photo de notre nouvelle organisation de remorque, qui nous a permis la traversée nord-sud par les hauts plateaux sans trop de casse…
La dernière fois, j’ai oublié de mettre la photo de notre nouvelle organisation de remorque, qui nous a permis la traversée nord-sud par les hauts plateaux sans trop de casse…
Décidément, l’odeur de l’Islande est celle du soufre (on s’y habitue très bien, on ne la sent plus). Et, dans les régions pas du tout géothermiques, celle du poisson (enfin, surtout depuis que le congélateur avec les darnes de saumon a dégelé il y a quelques jours avec les secousses des pistes : une vague d’odeur de saumon envahit tout le camping-car quand on ouvre le frigo, très agréable au déjeuner. Et je vous parle pas du goût du beurre.)
Enfin. La journée commence pour moi par une chasse photographique des oiseaux autour du camp. Après quelques minutes de voiture on arrive à la belle Godafoss aux eaux turquoise. Elle signifie « la Chute des Dieux » : lors de la christianisation de l’île en 999, les rois y ont jeté toutes les statues de leurs dieux.
On passe ensuite par Akureyri, la Ville du Nord (il n’y a que 4 villes en Islande, et deux d’entres elles sont collées à Reykjavik). Son climat serait parmi le plus doux, mais ce matin il pleuvinait (pour l’instant on a eu de la chance, quasi pas eu de pluie). Retournement d’un pneu qui s’usait trop à l’extérieur, plein d’essence et d’eau, commissions, achat de cartes, renseignements sur la météo et l’état des pistes du centre du pays et mise à jour du blog dans un sympathique café-librairie.
Le nord du pays est plus agricole que le reste ; les paysages sont donc moins extraordinaires, sauf partout des immenses troupeaux de petits chevaux islandais de toutes les robes, mais il suffit de s’engager dans une vallée pour retrouver des couleurs magiques même sous cette petite pluie.
Le début de la piste F35 est étonnamment bonne : on pouvait facilement faire du 70km/h ! Ca s’est gâté après le refuge : des kilomètres de « tôle ondulée » jusqu’à Gullfoll au sud, max. 30km/h. La ceinture du passager a fait grève : elle il lui faut un jour de repos après les vibrations pour accepter de se dérouler. Désert sinistre sous la pluie, un autre monde. En voiture c’est génial, mais on plaignait les pauvres en vélo qu’on dépassait !
On est arrivées après une heure ou deux seulement à Hveravellir, on s’attendait à beaucoup plus. A cette « oasis de douceur au milieu du désert glacial », sur la ligne des « hot spots » qui traversent l’Islande du sud au nord en suivant la faille entre les plaques tectoniques américaines et européennes, on trouve des solfatares, fumerolles, trous d’eau bleue, à côté d’un refuge et camping. La soirée s’est donc terminée avec un bain dans la piscine naturelle, environ 3m sur 5m, avec d’un côté un tuyau amenant de l’eau à 90°C du champ de solfatares, et de l’autre un tuyau en amenant de la fraiche. Comme il faisait genre 3°C dehors, plus un vent qui donnait l’impression qu’il faisait -10°C, le bain passait plutôt bien… (malgré le groupe de 15 allemands qui mettaient une ambiance du tonnerre avec des gags qu’on pigeait pas)

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