samedi 25 juillet 2009

Jours 6 à 9

BON. Cette fichue connextion internet qui prend des plombes + l'impossiblité de déplacer les photos M'OBLIOGE à laisser celles du dernier jour (Jour 9) en haut de la page.
Comme il fait enfin soleil, on va éviter de passer encore 1h30 ici.

Jour 9: coulée de lave fumante au Krafla





Slofatares de Namjafall:

Vue sur le désert, matin du jour 9:
... :-)


Le seul arbre qui survit dans ce désert:

Soir du 8e jour, nuit dans notre désert:


CLIQUEZ SUR LES PHOTOS POUR LES AGRANDIR !!


Jour 6 : Gásadalur – vallée intérieure d’Esturoy

Grand tour de l’île Esturoy, 2e du pays par sa superficie. Jour couvert, un peu de pluie, on a bien de la peine à croire la femme de l’Office du tourisme quand elle nous dit que c’est les premières pluies depuis mai…

Beaucoup de beaux paysages – faut être dans l’ambiance bien sûr…
Petit port au bout des terres, « tempête » (grande pour nous mais rikiki pour les féroïens), ballade dans la lande brouillardeuse, remontée au nord vers une charmante petit église blanche devant les falaises (en photo)…









On a croisé la première (sûrement seule) forêt de l’île (quelques arbres qui se courent après dans un carré de 30m x 30m), il faut dire que les seuls autres feuillages qu’on a vus sont dans les jardins.
Papa a eu le courage de demander à l’Office du Tourisme comment se mangeait le poisson séché qu’on a acheté. Pour l’instant on a repoussé l’échéance, mais on est décidés de le tenter dans le ferry…
Inondation de produit vaisselle, bouteille neuve entièrement renversée sur le sol.



Jour 7 : Esturoy – quelque part sur l’Atlantique entre les Féroé et l’Islande

De notre petite vallée avec petite rivière où on a dormi, on repart direction de la capitale pour reprendre le ferry à 15h30. Passage du gué 2 fois aller-retour juste pour le fun. Grand détour par le nord de l’île et le port pêcheur de Westmana.

On retrouve les têtes connues du premier voyage en ferry, c’est assez sympa… Devant nous l’ISLANDE !!


Nous quittons donc les îles Féroé, leur « climat extrêmement changeant », leurs 11°C « vivifiants », leur vent, leurs moutons en liberté (80'000) et leurs border-collies, leurs petits chevaux islandais croupe au vent, leurs huitriers-pie (oiseau national) et autres sternes, oies et canards (parfois confortablement installés au milieu de la route), leurs villages (qui sont tous des ports, 97% de leurs revenus viennent de la mer) aux maisons très colorées ou noires au toit végétal serrées au fond des fjords profonds, leurs falaises à-pic et leurs prés vert quasi fluo, leurs sommets cachés dans les nuages…








On aura fait plus de 300 km dans les trois principales îles… On ne pensait pas que cette escale forcée nous plairaient autant (mais trop monotone pour rester plus d’une semaine).
Un conseil : si vous y allez, procurez-vous la musique du film Braveheart (Mel Gibson) : elle donne une ambiance qui colle parfaitement à ces terres…

Seul regret : pas vu de macareux (de près) ! On l’a pas non plus cherché particulièrement… On en verra en Islande !


Jour 8 : Ferry – Jökuldalsheiđi (plateau désertique du centre-est)

Arrivée en Islande, accueillis par la douane islandaise bien stressante (ils ont fouillé intégralement plusieurs camping-cars). On s’est cassé la tête pendant tout le début du voyage : ils désinfectent (à grands frais) tout matériel de pêche et d’équitation, pour des raisons économiques, on n’ose pas entrer plus de 3k de nourriture par personne, et pour des raisons de contagion, on n’ose prendre aucun « produit d’origine animale non cuit » (lait, fromage, viande, œufs). La prise de tête était d’avoir exactement assez pour les pic-nics restants sur le ferry.

Première surprise : la température est à 2°C !! La moyenne en juillet étant de 11°C, ce qui est tout-à-fait supportable, on s’attendait quand-même pas à ça.

Donc la douane passée, après s’être plantés avec la remorque dans le premier cul-de-sac venu, on fait les premières commissions pour se fournir en « produits d’origine animalière non cuits » (où les mecs du ferry en land-rover étaient tellement impatients de faire de la piste qu’ils entraient sur le parking par le talus). On se dirige enfin vers les chutes de Hengifoss (la plus haute d’Islande, 118m) et celle de Litlanessfoss, magnifique dans les orgues basaltiques(en photo) (env. 1h30 de ballade). Sur le chemin on traverse une des très rares forêts du pays (qui nous rappelle assez la Norvège) et on en profite pour faire des réserves de bois mort (je vous dis pas l’état de notre camping-car, avec trois gros sacs de bois en plus alors qu’on n’a déjà pas assez de place).

Le sympathique Hollandais qui partageait notre cabine cette nuit, habitué du pays, nous a donné quelques tuyaux et la météo pour quelques jours : on commence donc notre tour d’Islande par le Nord, où il fait meilleur.

Au lieu de prendre la route n°1, on part directement sur les pistes cahoteuses des hauts plateaux intérieurs (Jean-Paul ne pouvait pas s’en empêcher). Paysages absolument magnifiques, lunaires, très variés, le soleil avec quelques ombres de nuages donnait une superbe couleur aux dégradés de rochers et mousses vert fluo… Le premier gué qu’on a passé s’est avéré plus profond que prévu ! (en photo, cliquez dessus pour l'agrandir) L’islandais qu’on a croisé, mort de rire devant notre équipement et les blagues en anglais de Jean-Paul, nous a dit que « la semaine serait froide mais pas trop de pluie ». On avait remarqué le froid, c’est rassurent qu’il ne nous ait pas dit qu’elle était particulièrement chaude…








On a passé à côté du chantier d’un énorme barrage qui a divisé les Islandais, catastrophe écologique puisqu’il inonde une très belle vallée à grande biodiversité. Il illustre bien le dilemme de ce pays : avant la crise financière, l’environnement était bien pris en compte ; maintenant ils sacrifient leur nature pour attirer les usines étrangères avec leur énergie bon marché, géothermique et hydraulique…
Je ne donnerai pas ici le bilan intégral des dégâts sur ces 90km de piste, mais pour donner une idée on a plié l’échelle arrière avec l’angle de la remorque, déboulonné la caisse dessus, sectionné avec les vibrations la sangle qui tenait les vélos… Et choc en ouvrant l’habitacle : beaucoup était tombé par terre et une couche de poussière, passée sous la porte, recouvrait tout !

On s’arrête derrière une sorte de dune pour passer la nuit à l’abri du vent (en fait ça a pas du tout marché, il tournait autour). Froid polaire malgré le soleil, on se fait un feu pour le souper (avec un caillou sur les pains à griller pour pas qu’ils s’envolent) et pour se chauffer.
On a même déniché des arbres à quelques mètres du campement ! (voir la photo)

On n’a pas exactement regardé, mais le soleil doit se coucher vers minuit et se lever vers 3h. La nuit a été froide (sûrement au-dessous de 0°C) mais avec un footing avant de se glisser dans le sac de couchage préchauffé devant le chauffage, on survit…


Jour 9 : Jökuldalsheiđi - Mŷvatn
PETIT PROBLEME DE PHOTOS, VOUS LES TROUVEREZ EN HAUT DE LA PAGE...

Grand beau (mais env. 6°C à 9h) !

Suite de la piste, paysages vraiment trop beaux, arides, quelques mini-fleurs et moutons effrayés par les voitures. Les quasi seuls autres usagers de cette route sont un couple de Genevois avec qui on fait l’accordéon, puisqu’on s’arrête les deux toutes les 10 minutes pour prendre des photos.

Arrivés dans la région de Mŷvatn, on commence par les solfatares de Námafjall : sol à 80-100°C, marmites de boue glougloutantes, jets de vapeur, mini-cratères fumants avec fracas, le tout dans les vapeurs de soufre. Magnifique, odeur supportable.

On continue par le Krafla, volcan très actif actuellement. Autres solfatares, grande marmite bouillonnante de liquide laiteux, fumerolles de soufre… Un sentier par sur une coulée de lave noire qui date de 1977, toujours tiède et très fumante : un autre monde, complètement surréaliste !
Petite ballade sur le tour d’un cratère avec lac, autres solfatares moins impressionnants. Nuit dans un camping au lac Mŷvatn, région très connue pour son activité géothermique, les oiseaux migrateurs qui s’y arrêtent et « ses températures clémentes en été » (haha).

A part ça on est étonnés : après la crise financière de cet hiver, la nourriture est à peu près au même prix que chez nous.
Je suis en train de boire un thé aromatisé soufre, disons que c’est spécial. Jean-Paul est allé chercher l’eau au robinet d’eau chaude du camping…

4 commentaires:

  1. Les vents viennent des marais, sortent de leurs cavités souterraines et de leurs brumes puis s'en vont partout. Ce sont eux qui font le monde, modèlent la terre qui porte nos pas.

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  2. c'est palpitant de suivre vos aventures depuis le Mont pugin qui ne crache pas des fumeroles et par contre le purin remplace l'odeur du souffre..
    La photo àla proue du bateau avec JP m'a fait pensé à Titanic, mais si mais si
    Quant aux blocs de béton qui arriment les maisons des Feroes, ramenez en quelques uns pour la tente solaire... Je l'ai retrouvée sur le toit après une nuit ou le vent faisait du 100 au compteur Je m'arrête là, c'est juste pour faire un essai vu mes talents en informatique Amitié Gilles

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  3. Coucou
    Les photos ont l'air super belles, mais on peut pas les agrandir, ça marche pas. Dommage, j'aurai bien voulu voir le passage du gué XD.
    Bisous des Ponts ! Mélanie

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  4. Il faut viser les étoiles pour atteindre les nuages

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